Vline Buggy : une grande plume s’éteint, ses chansons restent
Nous connaissons ses chansons par cœur. Son nom, parfois, un peu moins. Vline Buggy nous a quittés dans la nuit du 25 au 26 septembre 2026, à l’âge de 97 ans. Avec elle disparaît une autrice dont les mots ont accompagné plusieurs générations. Sa mort a été annoncée le 27 septembre par Julien Lepers, au nom de sa famille.
Il suffit de citer quelques titres pour mesurer la place qu’elle occupe dans nos souvenirs : « Belles ! Belles ! Belles ! », « Si j’avais un marteau », « Le Pénitencier », « Céline », « Adieu monsieur le professeur », « Les Bals populaires », « Pour le plaisir »… Elle a écrit, coécrit ou adapté les paroles de ces chansons qui continuent de vivre à la radio, sur scène et dans nos fêtes de famille.
Un nom qui racontait déjà une histoire d’amour
Née Liliane Konyn en 1929, elle était la fille du parolier Géo Koger. La chanson faisait partie de son univers familial.
À partir de 1946, elle se lance dans l’écriture avec sa sœur Évelyne. L’une signe « Vline », l’autre « Buggy ». Lorsque sa sœur disparaît en 1962, Liliane réunit leurs deux pseudonymes et poursuit son chemin sous le nom de Vline Buggy. Une manière de garder leur complicité dans chaque nouvelle signature.
Des mots pour les plus grandes voix
Avec Claude François, elle participe à l’aventure de « Belles ! Belles ! Belles ! », en 1962. Leur collaboration représente plus de soixante-dix chansons, parmi lesquelles « Si j’avais un marteau ». Derrière l’énergie de ces refrains, il y avait aussi son travail : trouver des mots français qui épousent une mélodie et donnent envie de chanter.
Avec Hugues Aufray, elle cosigne notamment « Céline » et « Adieu monsieur le professeur ». Avec lui également, elle participe à l’adaptation française du « Pénitencier », interprété par Johnny Hallyday. Michel Sardou lui doit une part des paroles des « Bals populaires ». Autant d’ambiances différentes, autant de chansons entrées dans notre mémoire collective.
Puis vient « Pour le plaisir », en 1981 : les paroles qu’elle cosigne sur une musique de Julien Lepers accompagnent le grand retour d’Herbert Léonard. Son parcours croise aussi France Gall, Dalida, Juliette Gréco, Régine et bien d’autres interprètes.
Se souvenir aussi de celles et ceux qui écrivent
On reconnaît une voix dès les premières secondes. On applaudit l’interprète. Mais derrière les chansons qui nous touchent, il y a des auteurs dont les noms restent souvent sur les pochettes des disques.
Rendre hommage à Vline Buggy, c’est prendre le temps de regarder ces signatures. C’est se rappeler qu’un refrain qui semble évident est aussi le fruit d’un métier, d’une sensibilité et d’un patient travail sur les mots.
À Radio Télé Phonic, nous tenions à saluer cette grande dame de la chanson française. Ses textes nous ont fait danser, sourire, aimer et parfois pleurer. Ils continueront de nous accompagner.
Merci, Vline Buggy. La prochaine fois que nous reprendrons l’un de ces refrains, nous aurons aussi une pensée pour vous.
Olivier — Radio Télé Phonic
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